Comment la région Île-de-France veut inciter au covoiturage

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Si le covoiturage n’est pas nouveau, il pourrait bien prendre un nouveau virage. Généralement utilisé pour les longs trajets, de plus en plus d’automobilistes l’envisagent dorénavant pour de courts trajets au quotidien comme la liaison domicile-travail. De nombreux spécialistes expliquent notamment que cette possibilité est “la meilleure solution pour résoudre le problème des bouchons”.

Les autorités en ont bel et bien conscience. Alors que la capitale est actuellement divisée entre les “pro” et “anti” piétonnisation des voies sur berge, la région d’Île-de-France et la ville de Paris ont décidé d’agir. Une série de mesures est dévoilée afin d’inciter les automobilistes à céder aux appels du covoiturage.

Ce lundi 18 septembre, Valérie Pécresse a en effet évoqué de nouvelles places de parking ou encore la mise en place d’une “aide” spéciale pour les automobilistes ayant recours au covoiturage. Un test grandeur nature s’étendra du 1er octobre au 31 décembre 2017.

Une subvention de 2 euros par trajet

Ce dispositif pourrait en effet inciter certains automobilistes à franchir le pas. Concrètement, la Région vient de donner 50.000 euros à 17 entreprises qui proposent du covoiturage. Et le but est de redistribuer ces 50.000 euros d’ici la fin décembre. Dans le détail, chaque entreprise est libre de faire ce qu’elle veut. Par exemple, chez BlaBlaLines, le BlaBlaCar des trajets quotidiens, deux euros seront attribués aux conducteurs et au passagers pour chaque covoiturage effectué.

Chez Wayzup, les passagers avec un Passe Navigo ont droit à deux trajets gratuits par jour dans la limite de 40 kilomètres. Et pour les conducteurs il y aura un versement de dix centimes par kilomètre et par passager transporté. Cela pourrait donc permettre à un conducteur d’empocher 120 euros à la fin du mois pour celui qui covoiture tous les jours un passager sur 30 kilomètres. 

Des places de parking labellisées

La Région et la Ville souhaite également voir la création de places spéciales. Île-de-France Mobilités, anciennement le STIF, souhaite en effet réserver des places de parking à prix réduit pour les personnes pratiquant le covoiturage. Pour bénéficier de la réduction, il faudra justifier de la présence d’au moins deux personnes dans le véhicule en présentant, par exemple, deux passes Navigo, explique le Journal du dimanche.
Face à “la brutalité de la fermeture de certaines voies dans Paris, Valérie Pécresse assure avoir réclamé certaines “mesures compensatoires”. “Je commence à en obtenir, la mairie de Paris m’a proposé 1.000 places de parking aux portes de Paris. Elles sont identifiées et nous allons les labelliser”, a-t-elle déclaré sur RTL.
Enfin, la Ville souhaite également mobiliser les société Indigo, Effia et Saemes, les trois opérateurs du stationnement sous-terrain, pour créer des places de parking réservées à tarif préférentiel mais aussi des zones de rencontre.

Bientôt des voies spéciales ?

Autre idée évoquée dans les colonnes du Journal du Dimanche, l’ouverture des voies habituellement réservées aux bus et taxis aux covoitureurs. Cela pourrait être effectif dès le mois d’octobre sur l’autoroute A1, A6 et A10 alors qu’il faudra patienter jusqu’en 2018 pour que cela soit également possible sur l’autoroute A3 et A12.

La demande a été faite à l’État. La ministre des Transports, Élisabeth Borne y serait plutôt favorable.

Les “nouvelles” applications

Les téléphones n’échappent pas à cette volonté de développer le covoiturage. Outre BlaBlaLines, qui s’est fait une place à Paris, d’autres applications pourraient également jouer un rôle prépondérant dans l’émancipation du covoiturage au quotidien. Ainsi le moteur de recherche vianavigo.fr, le site d’informations d’Île-de-France Mobilités, connaît une seconde jeunesse.

Si l’application n’est pas nouvelle, celle-ci propose dorénavant de nouvelles fonctionnalités aux utilisateurs. La traditionnelle recherche des transports en commun demeure mais est dorénavant compléter par les offres de covoiturage depuis ce lundi 18 septembre. En effet, huit entreprises de covoiturage ont collaboré sur ce projet : BlaBlalines, Citygoo, Clem’, Ecov, IDVroom, Karos, OuiHop et WayzUp.

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Source : http://www.rtl.fr/actu/politique/comment-la-region-ile-de-france-veut-inciter-au-covoiturage-7790138110

Auteur : Claire Gaveau

Date de parution : 18 September 2017 | 1:10 pm